Voices that cannot be silenced: Pierre Claver Mbonimpa speaks out on Burundi

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Pierre Claver Mbonimpa, a leading Burundian human rights defender, speaks about surviving an assassination attempt and the dangers facing activists in Burundi.

On 3 August 2015, Pierre Claver Mbonimpa was shot in the face and neck as he returned home in his car from the office. He survived the attack and is currently living abroad.

Pierre Claver Mbonimpa is President of the Association for the Protection of Human Rights and Detained Persons (APRODH), an organisation which provides vital assistance to detainees and victims of human rights violations, including torture and sexual violence. His defence of Burundi’s most vulnerable has led to his work receiving much international acclaim.

On 27 October 2015, he received the Pan African Human Rights Defenders Network’s 2015 East Africa Shield Award, recognising his outstanding work as a human rights defender in Burundi.

A courageous and outspoken member of Burundian civil society, Pierre Claver Mbonimpa has been repeatedly threatened and harassed because of his work.

In May 2014, he was imprisoned and charged with endangering state security after comments he made on radio. He was released over 4 months later on medical grounds. In April 2015, he was arrested again by Burundian security services but released the following day.

In April 2015, President Pierre Nkurunziza announced his decision to run for a third term, a move Burundian political opposition groups and civil society cited as unconstitutional and in breach of peace agreements. Mass protests followed and were focused predominantly in the capital, Bujumbura. A failed coup de état on 13 May 2015 heightened tensions. Private radio stations were closed by the authorities and many journalists and human rights defenders fled the country. The space for human rights defenders to operate became highly limited in an increasingly volatile security context. On 28 September, the UN High Commissioner for Human Rights, Zeid Ra’ad Al Hussein, expressed concern over an « alarming upsurge in arrests, detention and killings in Burundi ».

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Les voix qui refusent de se taire: Pierre Claver Mbonimpa s’exprime sur le Burundi

Pierre Claver Mbonimpa, éminent défenseur des droits de l’homme burundais, raconte la tentative d’assassinat contre sa personne, et parle des dangers auxquels les activistes font face au Burundi.

Le 3 août 2015, Pierre Claver Mbonimpa a été atteint par balles au visage et au cou, alors qu’il rentrait chez lui en voiture du bureau. Il a survécu à l’attaque, et vit maintenant à l’étranger.

Pierre Claver Mbonimpa est le président de l’Association pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues (APRODH), une organisation qui fournit une assistance importante aux détenus et aux victimes de violations de droits de l’homme, telles que la torture et la violence sexuelle. Son dévouement envers les plus vulnérables au Burundi lui a apporté une grande reconnaissance internationale.

Le 27 octobre 2015, il a reçu le prix du Bouclier du Défenseur des Droits de l’Homme de la Corne et l’Est de l’Afrique 2015, qui lui a été discerné par le Réseau Pan Africain des Défenseurs des Droits de l’Homme.

Connu pour son courage et son franc-parler au sein de la société civile burundaise, il a fait l’objet de nombreuses menaces et de harcèlement en réponse à son travail.

En mai 2014, après avoir fait des commentaires sur les ondes d’une radio indépendante, il a été emprisonné et accusé de constituer une menace pour la sécurité de l’Etat. Il fût libéré plus de quatre mois plus tard pour des raisons médicales. En avril 2015, il a été arrêté à nouveau par les services de sécurité burundais et libéré le lendemain.

En avril 2015, le président Nkurunziza a annoncé son intention de briguer un troisième mandat, une décision critiquée par l’opposition politique et la société civile burundaises qui la considère en violation de la Constitution du Burundi et des accords de paix. Les manifestations qui ont suivi étaient majoritairement dans la capitale, Bujumbura. Suite à une tentative de coup d’état le 13 mai 2015, les tensions au Burundi ont atteint un nouveau seuil: les radios privées ont été fermées par les autorités, et de nombreux défenseurs de droits de l’homme et journalistes ont dû fuir le pays. Le contexte sécuritaire de plus en plus volatile a sérieusement entravé le travail des défenseurs des droits de l’homme au Burundi. Le 28 septembre, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est inquiété d’une “augmentation alarmante du nombre d’arrestations, de détentions et de meurtres au Burundi.”

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