Statement & Intervention
HRC37: Interactive Dialogue with the Commission of Inquiry on Burundi

Human Rights Council : 37th session
Item 4: Interactive Dialogue with the Commission of Inquiry on Burundi

Oral Intervention
DefendDefenders (East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project)

Delivered by Pierre-Claver Mbonimpa on 13 March 2018

Version française ci-dessous


Thank you Mme. President.

DefendDefenders and the Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues thank the Commission of Inquiry for their oral update. As a Burundian, I appreciate the tireless work of the Commission in documenting the human rights violations that affect my people.

Mme. President, it will soon be three years since Burundi plunged into a climate of fear and violence. Extra-judicial killings, torture, enforced disappearances and arbitrary detentions of citizens affect all sectors of Burundian society. The media, the judiciary, civil society, and all other voices critical of the government are brutally attacked. Almost all independent human rights defenders and journalists have been forced into exile, where they still live in fear. To this day, Germain Rukuki, Emmanuel Nshimirimana, Aimé Constant Gatore, Marius Nizigama, and Nestor Nibitanga are detained because of their human rights work.

In its first report, the Commission of Inquiry concluded that there are reasonable grounds to believe that crimes against humanity have been committed. We reiterate our concern of about these violations, which continue to be perpetrated with impunity. The current context, with a controversial pending constitutional referendum and a complete denial on the part of the government regarding the situation in the country, offers little hope of improvement.

Mme. President, in light of the gross violations committed by the Government of Burundi and its complete and continued refusal to engage with OHCHR mechanisms, we urge the Council to act, maintain its credibility, and urge Burundi to respect its responsibilities as a member state.

 Thank you Mme. President


Merci Madame la Présidente.
DefendDefenders et l’Association Burundaise pour la Protection des Droits Humains et des Personnes Détenues remercient la Commission d’enquête pour leur rapport oral. En tant que Burundais, j’apprécie le travail infatigable accompli par la Commission pour documenter les violations des droits de l’homme qui touchent mon peuple.
Madame la Présidente, cela va bientôt faire trois ans que le Burundi est plongé dans un climat de peur et de violence. Les exécutions extra-judiciaires, la torture, les disparitions forcées et les détentions arbitraires de citoyens affectent tous les secteurs de la société burundaise. Les médias, le pouvoir judiciaire, la société civile, et toutes autres voix critiques du gouvernement sont brutalement attaqués. Presque tous les défenseurs des droits de l’homme et journalistes indépendants ont été contraints à l’exil, où ils vivent encore dans la peur. A ce jour, Germain Rukuki, Emmanuel Nshimirimana, Aimé Constant Gatore, Marius Nizigama et Nestor Nibitanga sont en détention en raison de leur travail pour les droits de l’homme.
Dans son premier rapport, la Commission d’enquête a conclu qu’il y avait des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité ont été commis. Nous réitérons notre inquiétude quant à ces violations, qui continuent d’être perpétrées en toute impunité. Le contexte actuel, avec la perspective d’un référendum constitutionnel controversé, ainsi que le déni total du gouvernement du Burundi sur l’état des violations dans le pays, laisse peu d’espoir quant à une amélioration de la situation.
Madame la Présidente, au regard des violations flagrantes des droits de l’homme commises par le gouvernement du Burundi et de son refus persistant de coopérer avec les mécanismes du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, nous appelons le Conseil à agir, à préserver sa crédibilité et à exhorter le Burundi à respecter ses obligations en tant qu’état membre.
Merci Madame la Présidente.