Statement & Intervention
HRC38: Outcome of Burundi’s Universal Periodic Review

UN Human Rights Council – 38th regular session
Item 6: Universal Periodic Review

Oral statement delivered by Mr. Nicolas Agostini

Version française ci-dessous


Mr. President,

DefendDefenders (the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project) takes note of Burundi’s replies to the recommendations received during its UPR. We regret the government’s unwillingness to ratify key international instruments such as Optional Protocol to the International Covenant on Economic, Social and Cultural Rights, the International Conven­tion for the Protection of All Persons from Enforced Disappearance, and the Rome Statute of the International Criminal Court, from which the government withdrew in an attempt to evade accountability for crimes under international law.

The government continues to defy the UN human rights system. In its responses ahead of today’s meeting, it dedi­cated a mere two paragraphs to the 34 recommendations on coope­ration with the Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR) and the Com­mission of Inquiry (CoI) set up by this Council to investigate the human rights violations and abuses committed since April 2015. We consider that this is yet another insult to the victims.

The government’s rejection of recommendations pertaining to the fight against impunity, in particular of the ruling CNDD-FDD youths, or Imbonerakure, and to freedoms of expression, peaceful assembly and association, is particularly telling.

Lastly, we condemn the pattern of reprisals meted out by the government of Burundi against hu­man rights defenders who cooperate with the United Nations, its representatives and me­chanisms. I close by quoting from a recommendation, offered by Ghana, which the Burun­dian government rejected: “Investigate all alleged reports of violence against, and intimidation, harassment and surveillance of, human rights defenders, and conduct prompt and impartial investigations with a view to holding the perpetrators accountable” (137.169). This behaviour, Mr. President, is nothing other than an attack against the UN human rights system as a whole.

Thank you for your attention.


Conseil des droits de l’homme de l’ONU – 38ème session ordinaire
Point 6 : Adoption du rapport sur l’EPU du Burundi

Intervention orale lue par M. Nicolas Agostini


Monsieur le Président,

DefendDefenders (the East and Horn of Africa Human Rights Defenders Project) prend note des réponses du Burundi aux recommandations reçues lors de son EPU. Nous regrettons le manque de volonté du gouvernement de ratifier des instruments internationaux clefs tels que le Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, dont le gouverne­ment s’est retiré dans une tentative d’échapper à ses responsabilités pour les crimes interna­tio­naux commis.

Le gouvernement continue de défier le système onusien des droits humains. Dans les ré­ponses qu’il a fournies en amont de la réunion d’aujourd’hui, il a dédié seulement deux para­graphes aux 34 recommandations concernant la coopération avec le Bureau du Haut-Com­missaire aux droits de l’homme (HCDH) et la Commission d’enquête mise en place par ce Conseil pour faire la lumière sur les violations et atteintes commises depuis avril 2015. Nous considérons qu’il s’agit là d’une insulte supplémentaire aux victimes.

Le rejet par le gouvernement de recommandations ayant trait à la lutte contre l’impunité, en particulier des jeunes du parti CNDD FDD au pouvoir, ou Imbonerakure, et aux libertés d’ex-pression, de réunion pacifique et d’association, est particulièrement édifiant.

Enfin, nous condamnons les représailles infligées par le gouvernement burundais aux défen­seurs des droits humains coopérant avec les Nations Unies, ses représentants et ses méca­nis­mes. Je conclus en citant une recommandation, offerte par le Ghana, que le gou­verne­ment du Burundi a rejetée : « Enquêter sur toutes les allégations faisant état de violences, d’inti­mi­dation, de harcèlement et de surveillance à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme et mener sans délai des enquêtes impartiales afin que les auteurs de tels actes soient traduits en justice » (137.169). Ce comportement, Monsieur le Président, n’est rien moins qu’une attaque contre le système onusien des droits humains dans son ensemble.

Je vous remercie de votre attention.